Qu’on me redonne l’envie!

Ne lisez pas 1984 de Georges Orwell aujourd’hui, il vous glacerait le sang !

Nos sorties au théâtre, au restaurant, au match de foot amateur du dimanche matin, à la piscine... sont scrupuleusement consignées et documentées. Nous n’avons plus le droit de trainer de vieux téléphones qui fonctionnent encore correctement car ils doivent tous être impérativement dotés du lecteur QR code, obligatoire pour prendre un verre, et qui sait si l’application Swisscovid ne finira pas par devenir l’unique sésame pour circuler librement.   

Mais ce n’est pas tout : le masque est désormais présent dans les transports publics, magasins, cinémas et même dans la salle de fitness ! La perspective de s’étouffer entre chaque appareil d’entraînement, encore essoufflé et transpirant par l’effort, a de quoi vous enlever l’envie d’entretenir la forme. Même chose pour les grandes surfaces et petits glaciers du coin, qu’on esquive bien souvent non pas par manque de petite monnaie, mais juste à l’idée de devoir se museler même pour 5mn d’achat dans un magasin quasiment vide.  Comment espérer un regain de la consommation dans de telles conditions ?

Et comme nous avons tout accepté la bouche ouverte grâce à une peur savamment entretenue (avons-nous jamais eu le décompte du nombre de cas de grippe, de morts par malnutrition ou d’accidentés de la route dans le monde ?), voici que débarque l’œil implacable de Big Brother dans notre intimité ! Depuis le 1er octobre, les réunions privées doivent être annoncées dans le canton de Neuchâtel à partir de 30 personnes, formulaire à l’appui. Une occasion de plus de laisser nos données personnelles alimenter une base déjà bien étoffée. Et depuis que les cantons ont vu leur marge de manœuvre élargie, c’est la course à qui sera le plus innovant en termes de privations de liberté.

Au-delà du caractère angoissant de ces mesures totalitaires, elles étouffent nos envies et briment notre plaisir. Comme en 1984, la disparition progressive du loisir et des liens sociaux est en train de s’installer insidieusement sous couvert de protection sanitaire.  Et pourtant nous avons été loués en Suisse depuis le début de la crise sanitaire pour notre civisme et sens de la responsabilité. Le respect des règles d’hygiène, la distance, la protection des plus vulnérables et le port du masque en cas de promiscuité ont permis la baisse du nombre de cas graves et du taux de léthalité, le décompte macabre que l’on nous sert comportant en majorité des cas positifs légers ou asymptomatiques. Alors pourquoi ne pas apprendre à vivre avec cette maladie et reprendre une vie normale, permettre aux commerces qui peinent à garder la tête hors de l’eau de redresser la barre, et retrouver le plaisir de la vie familiale, culturelle et sportive qui donne un sens à notre quotidien ?

Lien permanent 1 commentaire

Commentaires

  • Pourquoi ?

    Mais parce que l'on veut vous mettre en prison !

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

Optionnel