Suisse-UE postpandémie

Nous y voilà : le déconfinement tant attendu se profile, avec certes les menaces d’une deuxième vague plus virulente que la première, mais également la promesse d’un vaccin imminent. Il était temps, car nos économies sont saignées à blanc, les offices de l’emploi croulent sous les nouvelles inscriptions et les faillites de petites entreprises se multiplient.

Nous attendons aussi avec impatience le calendrier de réouverture des frontières, pour pouvoir revoir nos proches, regagner nos lieux de travail et emmener nos enfants à l’école. Les suisses non déclarés vont prendre congé des amis ou frères qui les ont hébergés pour retrouver leurs vrais domiciles, et les familles aficionadas des supermarchés français retrouveront leurs produits favoris. Eh oui, la fermeture des frontières avec l’Europe a eu un impact beaucoup plus fort que ce l’on imaginait avant : familles séparées, habitudes de villégiature impossibles, pistes cyclables transfrontalières fermées... et on n’aime pas se l’avouer mais les partenaires commerciaux et les clients se trouvent de part et d’autre des frontières. Alors lorsque l’activité aura repris à un rythme normal les restaurants, salles de concerts, gares et aéroports suisses seront ravis de retrouver leur nombreuse clientèle frontalière.

Fort heureusement, cette crise sanitaire aura eu pour effet positif un net rapprochement entre Berne et Bruxelles. Car l’urgence a balayé pour quelques semaines les différends qui pouvaient exister entre les deux partenaires commerciaux et de beaux exemples de coopération, totalement impensables avant la crise, ont renforcé les liens bilatéraux. C’est une bonne nouvelle pour l’économie mais également pour l’environnement car, avec la réouverture des commerces, reprendra le trafic automobile quotidien et son lot de microparticules. L’eau aussi a besoin d’être scrutée de manière régulière, car ne l’oublions pas Genève seule partage un nombre important de sources d’eau avec son voisin français. Après la période de sécheresse qu’a connue notre pays, l’accord transfrontalier pour la gestion de l’eau et du milieu aquatique ne doit pas être relégué au second plan.

Il est donc important, tant pour notre économie que pour la qualité de notre environnement, de capitaliser sur les bonnes relations maintenues pendant la crise sanitaire pour poursuivre les réunions ministérielles, régulières pendant la pandémie, et fixer ce tant attendu accord cadre.

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