10/03/2018

Coder ou ne pas coder?

Ce que j'écris là s'appelle un blog, contraction de "web" et "log",  de nombreux utilisateurs en ont vite compris l'importance et y postent des informations ciblées tellement suivies qu'ils arrivent à en vivre. Ce blog sera ensuite diffusé sur les réseaux sociaux, plateformes qui ont pris une telle ampleur que des "community managers" sont embauchés par de grands noms pour les entretenir et vérifier ce qui y est posté.

Ensuite je prendrai un VTC pour aller à la gare, après avoir vérifié sur mon portefeuille virtuel que je dispose de crypto monnaie suffisante pour effectuer le paiement.


Imaginez ce même texte écrit en 1988! Impossible d'en comprendre la teneur. Et que deviendra-t-il dans trente ans? Quels métiers aurons-nous encore parmi ceux que l'on connaît aujourd'hui? Et quels autres nouveaux seraient apparus? Et surtout la grande question est: pourquoi l'école n'a-t-elle que peu évolué alors que notre société a connu de tels changements en si peu de temps?

On lit souvent que peu d'heures d'enseignement sont consacrés à l'informatique dans notre canton. Certaines écoles le font, d'autre peu, se pose alors la question de l'homogénéité et surtout de l'existence d'un cahier des charges relatif à l'enseignement du numérique, voire de certains langages de programmation. Les tablettes ont envahi de nombreuses classes et aident les élèves à la compréhension de leurs cours, ainsi qu'à l'élaboration de leurs travaux de recherche. Cependant, il existe un écart non négligeable entre l'utilisation de l'information numérique telle qu'elle existe déjà dans de nombreux établissements et la manipulation d'outils informatiques de complexité variable. Apprendre à utiliser les moteurs de recherche et les réseaux sociaux est une chose, avoir la capacité de développer des outils informatiques en est une autre. Actuellement le plan d'études romand (PER) ne permet pas l'intégration complète de ce genre d'enseignement, et quand bien même était-il adapté il n'existe pas suffisamment d'enseignants "codeurs" pour couvrir les 170 écoles du canton.

Et chez nos voisins? En France, un Plan numérique pour l'éducation vise en premier à introduire la tablette dans toutes les écoles de la république. Actuellement plus de 50% des collèges français (équivalent du cycle) sont équipées en tablettes. En dehors des qualités pédagogiques de tels équipements: flexibilité, interactivité, accès à une large bibliothèque d'informations, etc., la tablette ne résout toujours pas le problème de l'écart grandissant avec les pays qui investissent massivement dans  le codage à l'école primaire comme Hong Kong ou le Japon. La programmation à l'école primaire, c'est connaître la logique binaire, établir des algorithmes simples, mais aussi savoir où sont stockées les données et comment les supprimer. Certaines voix critiquent déjà cet apprentissage en prétextant que l'intelligence artificielle est déjà capable de programmer sans notre aide, mais alors quel contrôle garderons-nous alors à terme sur ce qui est produit? Un vrai casse-tête!

Une chose est sûre: nous ne devons pas rester isolés dans ces réflexions sur le codage, car il s'agit là d'un domaine où les frontières n'existent pas et où l'homogénéité est primordiale dans le maintien de notre compétitivité. Une raison supplémentaire de maintenir le dialogue avec nos voisins européens!

13:55 Publié dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Apprendre à coder dès le plus jeune age est la norme dans certain pays tel que l'Inde.

Écrit par : dc | 19/03/2018

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