02/02/2018

Lorsque le Grand Genève se heurte aux grandes querelles

L'espoir fait vivre! Les différentes collectivités transfrontalières viennent de signer lors des Assises Européennes de la Transition Énergétique un "pacte pour l'air du Grand Genève", qui vise à améliorer la qualité de l'air dans un horizon-temps de douze ans. Que signifie-t-il exactement? Il s'agit d'un ensemble de quatorze mesures, puisées dans le meilleur de chaque région de l'agglomération, pour assainir l'air que l'on respire et prendre les décisions adéquates en cas de pics de pollution. Seulement voilà: ces mesures pourtant nécessaires devront être votées en Suisse, aussi bien à Genève que dans le canton de Vaud. Et c'est là que la mécanique risque de se coincer!


Comme avec le FORTA par exemple: un mode de financement pourtant bel et bien plébicité par Genève mais dont l'application est constamment compliquée par les dissensions internes. Les besoins sont pourtant là: achèvement du CEVA, Léman Express, bus à haut niveau de service, trams transfrontaliers, P+R dans les communes françaises... Les projets ne manquent pas mais ils se heurtent à chaque fois à des refus sous fond d'arguments écologiques, financiers ou populistes, alors qu'ils ne peuvent qu'être profitables à l'ensemble de l'agglomération: moins d'heures passées dans les transports et donc plus de productivité, une qualité de l'air améliorée, plus d'usagers des transports publics et une meilleure cohabitation entre véhicules motorisés et mobilité douce. Et en attendant que les genevois se mettent d'accord, Berne réduit considérablement le montant alloué aux projets d'agglomération du Grand Genève de troisième génération pour 2019-2022. Une douche froide pour Genève et ses partenaires transfrontaliers!

Interrogée à ce sujet, notre Conseillère Fédérale en charge de l'environnement, des transports et de l'énergie explique la logique implacable qui régit ce genre de décisions: la confédération attend simplement la concrétisation des avant-projets des première et deuxième générations avant de considérer les suivants. Du simple bon sens!

C'est désormais à nous, genevois, de nous comporter comme des adultes responsables et de mener à bien les projets qui sont nécessaires à notre croissance. Et chaque année que l'on perd à se quereller pour des détails futiles augmente les désagréments environnementaux et économiques liés à notre réseau transfrontalier incomplet.

Houda Khattabi, candidate PDC au Grand Conseil

22:03 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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