04/01/2018

Genève, soir du premier janvier de l'an 2002

« Si la haine répond à la haine, comment la haine finira-t-elle ? C’est le pardon qui doit y mettre fin. » légende Shintô

Dans six mois jour pour jour les accords bilatéraux signés entre notre pays et l'Union Européenne entreront en vigueur. Entre la libre circulation des personnes, l'accès aux marchés publics et autres levées d'obstacles techniques au commerce, ces accords permettront de faciliter les relations commerciales et culturelles avec nos voisins. Les entreprises suisses pourront obtenir des contrats avec leurs partenaires commerciaux plus facilement, les étudiants de nos universités pourront accéder au programme Erasmus de plein droit et sans restrictions, les mesures de contrôle aux frontières pourront être unifiées, et nous pourrons enfin envisager une politique commune d'aménagement du territoire dans les zones frontalières...


Qui l'aurait cru... seize ans plus tard, les relations entre la Suisse et l'UE semblent aussi mornes que ces premiers jours de 2018. L'initiative UDC acceptée en 2014 a mis brutalement fin à la lune de miel  diplomatique. Loin de comprendre l'étendue de la souveraineté du peuple Suisse, les acteurs européens ont réagi avec virulence et ont exigé un nouvel accord-cadre. Afin d'arrondir les angles, le Conseil Fédéral fixe les grandes lignes de la "préférence indigène", qui, au lieu de répondre au but recherché par l'initiative sur l'immigration de masse, a plutôt porté préjudice aux Suisses de l'étranger, notamment aux Suisses habitant dans les commune frontalières européennes. Un étranger fraîchement installé en Suisse a en effet beaucoup plus de chances de trouver un emploi qu'un Suisse diplômé d'une HES, ayant cotisé pendant des décennies dans son pays, mais installé à 5mn de sa frontière nationale!

Cette mesure ne satisfait d'ailleurs pas l'Europe. Preuve en est la dernière décision de Bruxelles de limiter à une année l'accès des Bourses suisses SIX Swiss Exchange et BX Swiss au marché européen. Cette limitation pénalise la place financière suisse qui peine à envisager des investissements à long terme. L'autre exemple fâcheux est la fin récente de l'accès au programme Erasmus des étudiants Suisses. Ces deux discussions, et bien d'autres, restent liées à la poursuite des accords bilatéraux et l'établissement d'un accord-cadre pour les traités existants et futurs.

Et nos sept sages l'ont bien compris. Après avoir menacé de retirer la contribution suisse de 1,3 milliards au Fonds de cohésion européen, les ministres proposent des idées pour structurer les relations avec nos partenaires européens: que ce soit la votation de principe ou la création d'un secrétariat des questions européennes, la voie diplomatique doit prendre le dessus et redonner un souffle nouveau aux questions bilatérales.

Bonne année!

19:42 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

Commentaires

Pour mettre les choses au point, voici petit cours de politique sur l'Union Européenne à écouter jusqu'au bout

https://www.youtube.com/watch?v=JnklnGk4yKM&feature=youtu.be

Écrit par : Major Tom | 05/01/2018

Merci a Major Tom pour cette video très intéressante et que tout le monde devrait voir. On se rend compte que le "Grand Genève" n'est en fait qu'une Euro région déguisée et dont on ne peut que souhaiter la perte à moins de soutenir les lobbies mondialistes qui exploitent les peuples!

Écrit par : Helene | 05/01/2018

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