17/12/2017

A méditer avant les fêtes: l'exemple bâlois

Totalement entourée (ou presque) par des frontières européennes, la Suisse connaît des exemples de cohabitation transfrontalière très variés. Entre le Tessin et le succès de son initiative "prima i nostri" qui a marqué une rupture avec l'époque Schwarzenbach, et le Jura qui tente de séduire ses frontaliers pour les pousser à s'installer sur ses terres, difficile de trouver un juste milieu. Quel exemple alors pour une Genève qui, du fait du partage de la quasi-totalité de ses frontières avec la France, accueille le plus grand nombre de pendulaires?


Eh bien sans hésiter le bâlois! Alors que Genève rejette massivement en mai 2014 la votation sur les parking-relais, les élus d'Alsace et de Bâle-Ville se sont mis d'accord sur la construction d'un P+R à Saint-Louis. D'une capacité de 740 places et équipé de bornes de chargement, il permettra aux pendulaires de laisser leur voiture aux frontières et de prendre le tram jusqu'au centre-ville de Bâle. C'est ce que l'on appelle en économie une situation de "win-win". Car loin d'être profitable uniquement aux frontaliers français (précisons bien vu le nombre grandissant de frontaliers genevois), ce genre de parkings-relais, disséminés sur l'ensemble des frontières aussi bien en Haute-Savoie que dans l'Ain, ne présenterait que des avantages: moins de bouchons aussi bien aux frontières qu'en ville, des trajets plus rapides et moins fatigants, moins de nuisances sonores et de pollution, et - cerise sur le gâteau - une nouvelle manne financière pour les transports publics genevois!

La liaison CEVA le montre bien: l'agglomération franco-valdo-genevois doit être pensée communément pour améliorer le cadre de vie des habitants de cette grande région. Mais malgré toute la bonne volonté de notre conseiller d'Etat Luc Barthassat, les urnes doivent également soutenir les projets visant à fluidifier le trafic genevois qui est le plus dense de Suisse. Et les parking-relais en font partie. Ils sont nécessaires pour canaliser le plus gros du trafic transfrontalier et préserver ainsi la qualité de vie de ses habitants.

Houda Khattabi, candidate PDC au Grand Conseil 2018.

19:59 Publié dans Air du temps, Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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